Alors on a deux choses à faire. Tout d'abord, faire des mesures sur des 78 et 33 tours (trois 78 et une douzaine de 33) pour chercher les caractéristiques des sillons (max et min de la largeur, profondeur et distance entre deux sillons). Ensuite on devrait étudier et proposer un algorithme de "raccomodage" pour les mesures effectués (ben oui, un disque ça ne se scanne pas en une seule fois hop magie youpi).

Donc la première semaine on a rencontré deux ou trois personnes dans le bureau et on a commencé à faire mumuse avec le microscope. Une personne était là pour nous aider et nous apprendre les bases.
Le "microscope" (ou interféromètre à lumière blanche pour les intimes) se trouve dans une salle (avec les collections spéciales de la librairie de musique de McGill) sans fenêtres et avec température régulée (les changements n'étant pas bon pour la conservation des ... trucs à conserver), et donc il est censé faire 20°C. Censé parce qu'on se les pèle franchement pas mal là bas dedans.

Pour en revenir à la première semaine, on a fait pas mal de doc (mode d'emploi) et donc là on était dans un bureau "normal" avec des autres gens et des fenêtres.

La deuxième semaine on a commencé à s'intéresser à quelques fonctions un peu plus avancées du logiciel refilé avec le microscope, toujours pas mal de doc donc pas mal de temps dans un endroit viable.

La semaine qui vient de s'écouler consistait uniquement à prendre des mesures. On l'a donc passée tous les deux enfermés dans le local glacé... La seule chose qui, du coup, peut éventuellement nous faire penser au fait que nous sommes à Montréal est que l'on parle anglais aux gens de la librairie qu'on croise avant d'arriver au local. Ben oui, on est que les deux le reste du temps, on parle donc en français, y'a pas de fenêtres donc pas moyen de voir qu'on est dans un autre monde, tout ça.

Du coup on ne connait pas grand monde au boulot... Celà va sûrement s'arranger avec la deuxième partie, puisque nous passerons principalement notre temps en bureau.

Faut dire aussi que cette première partie était pas vraiment passionnante. C'est rigolo de faire un peu mumuse avec le bidule, d'étudier un peu son fonctionnement, mais une semaine de mesures, c'est long. Théoriquement nous n'aurons pas à en faire une seconde, du moins c'est ce que nous espérons.

La seconde partie du travail sera plus intéressante (enfin pour moi, j'apprécie plus l'algorithmique que Claude), il y'aura matière à faire bouillir le cerveau. Oui parce que si on a deux "images" avec un bout qui se superpose, il faut trouver le décalage vertical, l'horizontal et la rotation d'une image par rapport à l'autre... Avec des yeux c'est encore faisable et pour les photos c'est pas vraiment grave qu'il y'ait un pixel de différence... Là il faudra programmer tout ça pour que ça se fasse automagiquement, avec un minimum d'erreur et de surface commune aux parties à joindre.

Un jour peut être je mettrai quelques photos de nos lieux de travail et du microscope, mais bon, il me semble que ce n'est pas le plus urgent. Je pense que ce que l'on a fait le week-end précédent sera très probablement plus intéressant... Mais chut, un peu de suspens.